Déclaration de la présidente, SCAMDJ
Chères amies, chers amis, collègues et relations,
Les voyages les plus significatifs ne commencent pas toujours dans des salles de réunion ou des palais de justice, mais dans une conversation sincère entre des personnes animées d’un but commun. Pour nous, cette conversation a débuté en septembre 2023 en Arizona, lors d’un échange avec le juge Joe Williams, un moment qui a planté la graine de ce qui est aujourd’hui devenu l’Assemblée mondiale des juges autochtones.
C’est avec une profonde fierté que j’assume la présidence de la Section canadienne de l’Assemblée mondiale des juges autochtones (SCAMJA), et avec une immense gratitude envers chaque personne qui a cheminé avec nous depuis le tout début.
Les juges autochtones à travers le Canada occupent un espace unique et porteur de sens, nous portons le poids de nos communautés, la sagesse de nos ancêtres et les responsabilités de notre fonction. Trop souvent, nous avons porté tout cela dans l’isolement. La SCAMJA existe pour changer cela. Il existe pour qu’aucune personne siégeant à titre de juge autochtone n’ait à marcher seule.
Notre travail sera ancré dans deux engagements qui me tiennent profondément à cœur.
Le premier est la formation et le développement continu de nos membres. Nous croyons qu’une magistrature bien soutenue est une meilleure magistrature, et que l’apprentissage ne s’arrête jamais. Nous créerons des espaces de dialogue authentique, de partage d’expériences et de croissance, en puisant à la fois dans la richesse des traditions juridiques autochtones et dans les outils de la pratique judiciaire contemporaine.
Le deuxième est la communauté. La SCAMJA n’est pas simplement une organisation professionnelle, c’est une famille. Nous bâtirons des relations fondées sur la confiance, le respect et un véritable souci les uns des autres. Nous célébrerons les succès de chacun et chacune, nous nous soutiendrons mutuellement dans les moments difficiles, et nous nous rappellerons pourquoi ce travail est si important.
Alors que nous faisons ces premiers pas ensemble, je pense souvent à cette conversation en Arizona, à la vision qui y fut partagée, à l’espoir qui s’y est allumé, et à la responsabilité que nous portons maintenant de l’honorer. Je suis fière de ce que nous avons déjà bâti, et emballée par tout ce qui nous attend encore.
À nos membres partout au Canada, et à ceux et celles au sein de l’AMJA : nous sommes là. Nous grandissons. Et nous sommes prêt·e·s.
Avec respect et gratitude,
La juge Michelle O’Bonsawin
Présidente, Section canadienne de l’Assemblée mondiale des juges autochtones